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Nord Sud

  • PALESTINE : CHRONIQUE D’UNE OCCUPATION
    à Bruxelles

    En septembre - octobre 2003, pour la première fois en Belgique, le fameux Théâtre Al Kasaba de Ramallah dirigé par George Ibrahim présente son spectacle « PALESTINE : chroniques d'une occupation » au Théâtre de Poche.

    Joué en arabe et surtitré en français, ce spectacle vivant nous plonge de l'autre côté du miroir médiatique pour nous faire voir le quotidien, le "tous les jours" de ces hommes, femmes et enfants palestiniens qui - dans l'ombre d'un interminable conflit - poursuivent leur quête désespérée de "normalité". Ici, pas d'appel aux armes, pas d'attentats, pas de feuille de route, pas de propagande anti-israélienne, juste une suite de scènes illustrant des vies quotidiennes sous occupation.
    Des chroniques tantôt émouvantes, tantôt bourrées d'humour. Récemment invité au Festival international de théâtre de Londres, le spectacle a soulevé l'enthousiasme du public et de la presse :

    " Si vous voulez voir les gros titres de la presse s'humaniser, allez voir Palestine… "
    (Time Out);

    " Un spectacle où l'autodérision s'avère plus efficace que la propagande. Le théâtre ne résout pas les problèmes mais il nous permet de ne pas nous y habituer "
    (Sunday Time)

  • TOUS EN SCENE POUR LA PAIX
    en RDC

    Pendant 2 ans, le Théâtre de Poche joue 150 fois son spectacle "Allah n’est pas obligé" d’Ahmadou Kourouma. Un spectacle dont le triste héros est un enfant soldat égaré dans les guerres tribales du Libéria. Une fiction hélas dépassée par la réalité en RDC où une organisation nationale (la Conader) s’emploie, avec l’aide de diverses ONG, à la démobilisation et à la réinsertion des nombreux enfants soldats enrôlés dans les groupes armés. Cette tournée aura permis à Roland Mauhauden de tenir sa promesse envers Ahmadou Kourouma : jouer son texte là où ça se passe.

    LA CAMPAGNE
    Dans la foulée de ses représentations, le Poche aura également lancé l’opération "Tous en scène pour la paix" avec une série de partenaires artistiques et sociaux congolais. Cette vaste campagne théâtrale avait pour but d’une part de sensibiliser la population au problème de la réinsertion des enfants soldats démobilisés, et d’autre part de prévenir les jeunes Congolais et leurs parents face à l’enrôlement forcé ou non d’enfants dans les groupes armés. Les spectacles auront été joués en lingala, swahili, kikongo ou français en fonction des lieux. Chaque représentation était alors suivie d’une animation menée par l’ASADHO (Association Africaine de défense des droits de l’Homme).

    Cette vaste campagne théâtrale de sensibilisation, initiée par le Théâtre de Poche, a reçu l’aide du Ministère des Affaires Etrangères de Belgique (programme de promotion de la paix en RDC),  de la Ville de Bruxelles, de la Communauté française, de la Délégation Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, du WBI, de la Croix Rouge de Belgique, du PNUD et de la Monuc.  

  • PREMIÈRES RENCONTRES NORD/SUD
    à Bruxelles

    Le festival « Les Premières Rencontres », offre l’occasion de réunir les étudiants fraîchement sortis des écoles d’Art Dramatique de Belgique. En 2005, le festival accueille également 12 jeunes comédiens et comédiennes venus de Palestine, du Congo, d ’Haïti et du Burkina Faso.

    Dirigée par Charlie Degotte avec la complicité de Sam Touzani, une série de 15 représentations est organisée présentant des morceaux choisis de grands discours, manifestes ou déclarations qui ont marqué l’histoire plus ou moins récente de notre Humanité.

    Avec la collaboration du Centre des Arts scéniques, le soutien du WBI, de la COCOF et du Ministre de l’Enseignement Supérieur.

  • VERRE CASSÉ

    En 2006, après sélection des acteurs en RDC, Roland Mahauden présente son spectacle «Verre Cassé » à Kinshasa et Brazzaville. Cette œuvre, adaptée du roman de Alain Mabanckou, lauréat 2006 du Prix Renaudot, est un succès immédiat. Avec 13 représentations en RDC, 39 en Belgique, en France et une en Suisse, cette pièce sera largement diffusée dans le cadre de la campagne Yambi 2007 grâce au soutien du WBI.

    En offrant un cahier d’écolier à Verre Cassé, son client le plus assidu, L’Escargot entêté entend « conserver la mémoire» des piliers de comptoir du Crédit a voyagé, son bar. Sorte de Bukowski congolais, Verre Cassé boit comme une éponge tout en nous livrant une compilation truculente et fantastique des prouesses et autres voies de fait des clients de son bar préféré. Des récits de vie drolatiques sous forme de brèves de comptoirs où le grotesque côtoie le sublime. Avec sa verve satirique aux élans métaphysiques, Alain Mabanckou dresse un portrait inattendu d’une mégapole africaine prise en étau entre politiciens en quête de phrases historiques immortalisantes et pasteurs-gourous pas très catholiques. Un des récits les plus savoureux et ironique sur l’Afrique contemporaine.

  • UN ENFANT C'EST PAS SORCIER !
    En RDC

    En janvier 2007, le Poche, soutenu par le WBI, entame une nouvelle campagne théâtrale afin de sensibiliser la population, le monde politique et les médias congolais au douloureux problème des enfants dits «sorciers». Tout comme pour « Allah n’est pas obligé », différentes troupes de RDC auront répondu à l’appel. C’est ainsi que 60 représentations auront été organisées à travers le pays.

    LA CAMPAGNE
    « Enfant sorcier », une sentence qui, si elle ne signifie pas grand-chose pour nous autres Belges, prend malheureusement tout son sens en République Démocratique du Congo où les ravages causés par les guerres, le SIDA et autres maladies, laissent chaque jour quantité d’enfants dans le statut d’orphelins. Des bouches à nourrir auxquelles bien souvent la misère ferme la porte d’éventuelles familles élargies. Des orphelins qui sont alors déclarés «sorciers», rendus responsables de tous les maux et malheurs, battus, torturés, rejetés à la rue, quand ils ne sont pas simplement tués. Ils ont entre 4 et 18 ans. De pseudo pasteurs et autres dirigeants de ces églises dites «de réveil» qui pullulent en RDC profitent de ces croyances pour vendre leurs «désenvoûtements» quand ils ne se posent pas directement en accusateurs et bourreaux de ces enfants. .
     

  • STAGE DE FORMATION EN SCÉNOGRAPHIE ET TECHNIQUE
    Au Centre Culturel Ngoma en RDC

    Ce stage regroupe une douzaine de techniciens et d’artistes des 4 coins de la RDC pendant 2 semaines à Kisangani sous la houlette de Xavier Lauwers, Olivier Wiame et Roland Mauhauden. Il permet également la rénovation technique de l’Espace Culturel Ngoma. Cet espace, géré par le Théâtre des Amazoulous (Groupe Taccems) deviendra par la suite le fidèle partenaire en RDC du Théâtre de Poche.

  •  L’ÎLE
    en RDC, au Rwanda et au Burundi

    De mai à juin 2009, un atelier en jeu d’acteurs et mise en scène est organisé à l’Espace Culturel Ngoma à Kisangani. Il donne lieu à la mise en scène du texte « L’île » au Théâtre de Poche. Ce spectacle programmé en février 2010 à Bruxelles est alors suivi d’une tournée en RDC, au Rwanda et au Burundi en mars de la même année. Une tournée africaine que Peter Brook et Marie-Hélène Estienne nous ont fait l’honneur de  «parrainer».

    Quelque part en Afrique, une prison sur une île où sont incarcérés des prisonniers d’opinion. Deux d’entre eux, condamnés aux travaux forcés y sont enfermés depuis 3 ans. Le jour, sous le soleil brûlant, ils doivent sans cesse creuser des trous puis les reboucher. Un travail qui détruit l’âme et l’esprit. Le soir, des confins de leur cellule, ils répètent... Antigone, ce texte de Sophocle vieux de 2400 ans sur la corruption du pouvoir et la justification morale et religieuse de la rébellion contre la tyrannie.

    L’Ile est un texte universel que les trois auteurs sud-africains Athol Fugard, John Kani et Winston Ntshona ont eu l’idée géniale de mettre en abîme dans leur propre texte. Entendre ce prisonnier africain en haillons prononcer avec toute l’emphase de la situation la sentence de mort d’Antigone dans la nudité d’un décor carcéral et, d’un coup, 25 siècles s’évaporent. C’est cela l’universalité. C’est en cela aussi que les interprètes de L’Ile pourraient être Cambodgiens, Palestiniens, Kurdes, Chiliens, Bosniaques, Arméniens,… Au Poche, ils sont Congolais et Rwandais. Une distribution sans innocence à l'heure où ces deux pays reprenaient à l’époque un chemin difficile vers la paix et la réconciliation…de courte durée malheureusement.

  • JE M’APPELLE RACHEL CORRIE
    Palestine

    Avec Cécile Vangrieken, dirigée par Jasmina Douïeb

    En 2009, le Théâtre de Poche présente « Je m’appelle Rachel Corrie », un texte inspiré des journaux et de la correspondance e-mail de l’activiste pro-palestinienne du même nom tuée à 23 ans. Les parents de la jeune femme réalisent alors le déplacement pour assister à la première de la pièce. A la suite du succès rencontré, deux représentations sont organisées en Palestine : l’une à Ramallah l’autre à Bethléem (le 2 et 3 avril 2009) dans le cadre du Festival International organisé par le Théâtre Al Kasaba de Ramallah.

    Je m'appelle Rachel Corrie est la création en langue française de «My name is Rachel Corrie», spectacle créé en 2005 par Alan Rickman d'après les écrits, correspondances et courriels de Rachel, rassemblés par ses parents peu après la mort tragique de leur fille à 23 ans. Après un immense succès à Londres, elle est créée pour la première fois en langue française au Théâtre de Poche.

    S'il est vrai que la thématique du conflit israélo-palestinien sert de trame de fond au spectacle, Je m'appelle Rachel Corrie se veut avant tout le reflet d'un questionnement et d'une réflexion sur l'engagement citoyen.

  • LE BRUIT DES OS QUI CRAQUENT
    En RDC, au Rwanda et au Burundi

    Tout comme pour le spectacle « L’Ile » en 2009, de mai à juin 2011, un atelier en jeu d’acteurs est organisé à l’Espace Culturel Ngoma à Kisangani. A cette occasion, deux actrices sont sélectionnées pour la création du texte « Le Bruit des Os qui Craquent » de Suzanne Lebeau. Cette pièce, mise en scène par Roland Mahauden, présentée au Théâtre de Poche en septembre et octobre 2011 et reprise en février 2013, continue ensuite sa route pour une vaste tournée en Afrique centrale. Avec l’aide de Wallonie Bruxelles International, 16 représentations sont organisées en RDC, au Rwanda et au Burundi. Chacune de ces représentations étant suivie d’un débat en collaboration avec la Croix Rouge.

    Elikia est une enfant parmi tant d’autres qui a vu sa vie basculer du jour au lendemain dans une guerre civile chaotique et sans lois. Enlevée lors d'une rafle dans son village, la petite devient enfant soldat. Victime, elle devient elle aussi bourreau. Comment grandir et rester humain quand les repères s’effacent ? Deux ans plus tard c’est Josepha, la plus jeune enfant à parvenir au camp des rebelles, qui lui rappelle son enfance, sa famille, son village, son humanité, qui lui donne le courage de briser la chaîne de violences dans laquelle elle a été entraînée. Elle est l’étincelle qui poussera Elikia à fuir et à les sauver toutes deux de leur destin tragique.

    Sur scène, une jeune comédienne congolaise et une jeune comédienne rwandaise, chacune parlant dans sa langue. Une distribution mixte pour contrer les logiques de haine à l'heure où ces deux pays sont bien souvent présentés comme « des frères ennemis ». Autre originalité de cette création est que ce texte évoque l'intégration forcée des filles dans les rangs des milices armées, régulières ou non. Un thème difficile, rarement abordé que l'auteure a développé sur base de témoignages qu'elle a elle-même recueillis en Afrique Centrale et/ ou auprès de diverses ONG.

  • JASMIN EN FLAMMES
    par le Théâtre de la Fraternité,
    Ouagadoudou, Burkina Faso

    Le Théâtre de la Fraternité, sis à l'Espace culturel Gambidi, a été fondé par Jean-Pierre Guingané. L'auteur Ildevert Méda et le metteur en scène Luca Fusi travaillent cette année sur une création, « Jasmin en flammes », basée sur le geste de ce Tunisien désormais connu dans le monde, Mohammed Bouazizi, qui s'était immolé. Dire la colère et la détresse d'un peuple, la révolte aussi, telle qu'elle se vit en Afrique du Nord, et transposée par le biais de la fiction en Afrique subsaharienne, est aussi une manière d'affirmer une identité à travers l'exaltation de la parole.

    Le Théâtre de Poche soutient ce geste créateur, et sera attentif, dans le cadre de son projet Nord Sud, à accompagner des artistes qui ressentent l'urgence de dire le monde avec leur regard, dire leur monde, et nous interpeller. Nous pensons qu'il est important de ne pas aggraver le sentiment qu'ils ont d'être isolés. Et nous espérons pouvoir faire venir ici ces créations de là-bas, et les partager avec le public du Poche.

  • LES TRAVAUX D'ARIANE
    RDC et Burundi
    de Caya Makhélé
    Adaptation libre de Roland Mahauden
    Avec l’aide de Wallonie-Bruxelles International et le soutien d’Africalia.
    En partenariat avec Le Théâtre des Amazoulous, Le Groupe Taccems à Kisangani RDC et Albinos Sans Frontières à Bujumbura

    Notre fillette est née albinos. Dire que je l’ai portée 9 mois dans mon ventre sans savoir. Un instant de dégoût m’a envahie… puis je l’ai serrée fort, très fort dans mes bras…

    En février 2014, Roland Mahauden réalise une nouvelle création africaine librement inspirée du texte Les travaux d’Ariane de l’auteur congolais (Brazza) Caya Makhélé.

    Créé avec des artistes congolais et burundais, suite à un atelier à Kisangani en 2013, le spectacle braque une fois encore ses projecteurs sur une thématique sociale locale particulièrement sensible : la discrimination envers les personnes albinos.
    Ancré dans de dures réalités locales, émouvant, musical, désarmant d’humour paradoxal, le spectacle n’élude pas pour autant la barbarie d’un autre âge dont sont victimes les albinos en Tanzanie et au Burundi.*

  • Atelier de jeu pour 15 acteurs dans le cadre du festival "Buja sans tabou"
    Bujumbura
    Juillet 2014

    C'est la vocation du Théâtre de Poche de Bruxelles d'aller où on ne l'attend pas, et parfois même où personne ne va.

    Après l'atelier de Kisangani (RDC) du mois de juin 2013, nous avons retrouvé Freddy Sabimbona, directeur artistique de la troupe Lampyre, en février 2014 au Burundi pour la première édition de son festival "Buja sans tabou". Suite à ce festival nous avons décidé de mettre sur pied une série de formations pour les acteurs du Burundi. La première de ces formations rassemblait quinze participants. Elle a donné lieu à une présentation qui commençait par des "lettres aux parents" écrites par les participants, suivies d'une chorégraphie sur "Breakdown", d'Alice Russell. Venaient ensuite trois improvisations préparées sur le thème générique de "drame familial".

    D'autres formations suivront, sur le théâtre de texte, la mise en scène, l'écriture. Le Théâtre de Poche de Bruxelles et la troupe Lampyre poursuivent leur collaboration la main dans la main.
    (Olivier Coyette, 27/07/ 2014).

     

  • 1000 FRANCS  - Une farce humanitaire de Franck Mweze
    RDC - Bukavu
    Août 2014

    Mme Ferrari responsable d’une association caritative italienne débarque à Bukavu avec un plein container de vêtements de 2ème main destinés aux familles les plus défavorisées du Sud- Kivu. Interviewée par une TV locale elle affiche rapidement sa méconnaissance des réalités économiques de ces régions meurtries par de longues années de guerre. Dans le même temps au marché de Bukavu Maman Jocelyne s’évertue à vendre des Tee-shirts à l’effigie de la « Squadra Azzurra » à un touriste italien venu voir les gorilles du Parc Kahuzi- Biega. Un texte où se mêlent avec bonheur l’italien, le français, le swahili. Les quiproquos s’enchainent à un rythme captivant, mettant en lumière les différences fondamentales du rapport à l’argent entre noirs et blancs, « eux » et « nous ». L’humour est congolais, l’humour des situations difficiles porté par deux formidables comédiens locaux face à deux partenaires italiens non moins talentueux. C’est Roland Mahauden, ancien directeur du Poche, qui est aux commandes de ce spectacle d’ores et déjà programmé en Afrique et en Italie.